Tour de jardin à la fin septembre…

 

Ravissement simple et très peu coûteux, 3 ans après la plantation.

Pour la météorologie , les saisons ne commencent plus à la date indiquée sur votre calendrier, mais au premier jour du mois qui la précède. Ainsi, l’automne a débuté le 1er septembre.

Après un mois de sécheresse absolue ou peu s’en faut, voici l’image d’un massif exposé au nord-ouest .

De gauche à droite et de haut en bas : inflorescences fanées des hortensias, fructifications des nandinas, asters, anémones du Japon rose et blanche. Ce massif a pu bénéficier de quelques arrosages en cours d’été et ce mois-ci. Les hyménoptères pollinisateurs et/ou parasitoïdes sont très actifs et profitent de cette variété florale.

Allons voir le feijoa sellowiana :

Ce n’est pas un olivier! Observez les vestiges de la fleur fécondée.

Ses fleurs sont très ornementales, et la mode voudrait que nous les mangions !. Elles seraient délicieuses. Je préfère pour ma part (et pour mes pots de confiture, vides) attendre la maturité des fruits. Ces « goyaves du Brésil », ou « de Montevideo » seront mûres dans quelques semaines. Pour l’heure, elle ne font que quelques cm ( d’un à cinq cm) , début novembre elles auront triplé ou quadruplé, pour devenir pour certaines plus grosses que les kiwis les plus volumineux.

Le fruit mûr est savoureux mais sa compote et sa confiture sont une surprise gustative, à base de suavité et de doux parfums, sans outrances exotiques. Voyez- le de plus près, et recherchez dans ce même blog une page ancienne consacrée à sa joyeuse floraison.

Encore quelques semaines de patience…

 

 

 

Amaryllis belladonna, le retour !

Toujours fidèle au rendez-vous de la fin de l’été , il suffit d’une averse, d’un orage pour la réveiller. L’amaryllis  surgit du sol, hampe florale à tête de cobra, alors que les feuilles sont encore bien loin. Son cousin l’Hippeastrum (que vous connaissez mieux  sous le nom commercial  d’ amaryllis »…) fait de même hors de son gros bulbe, préparé pour être vendu à la fin de l’année.

Hors du sol sec, les futures fleurs de l’Amaryllis belladonna.

Sur cette photo les 3 premières hampes florales. Quelques jours plus tard il y en aura 5 ou 6. L’une d’elle a toujours un peu d’avance sur ses « soeurs ».

La première, photographiée le 18 août dernier. A l’heure de la réouverture de ce blog elle est en fleurs.

Une fois planté dans le sol, les bulbes ne recoivent plus aucun soin. La seule précaution à prendre : n’oubliez pas l’endroit précis où vous les avez plantés ! Car si le feuillage se développe au printemps, durant tout l’été vous ne voyez rien.

Dès que les fleurs s’ouvrent je ne peux que vous inciter à vous rapprocher d’elles, toutes narines bien ouvertes. Aussi vrai que leur couleur rose à un éclat de fantaisie pure , le parfum ne l’est pas moins. Singulier, délicieux, fruité, une fragrance inconnue sous nos climats.

Dans quelques jours les hampes ci-dessus ressembleront à celles là!

ATTENTION , l’Amaryllis belladonna n’est pas le seul à rentrer…. Dimanche 10 septembre prochain à partir de 9h*, au micro de Guy Pierson  je répondrai à nouveau aux questions que vous vous posez dans votre jardin. Préparez aussi vos beaux témoignages, vos joies nous font toujours le plus vif plaisir.

* Sur toutes les fréquences de France Bleu Hérault, et en direct également sur son site web .

Diversité végétale, une bonne clé !

Santé et beauté par la diversité. 

Combien de plantes appartenant à des genres, espèces, variétés différentes sur cette photo? Buis (indemne de toute attaque de pyrale) , Bergenia, Coreopsis, Zinnia, Nandina, Rosa, Geranium… sur moins de 3 m2 . Dans un sol longtemps consacré à la culture de la vigne, aucun engrais de synthèse, un simple apport de feuilles mortes + déchets végétaux + fumier à l’automne. Aucun produit phytopharmaceutique depuis 10 ans. Ce jardin très peu arrosé est situé à 50 km de la Méditerranée.

Au rendez-vous des pivoines

La fin de la floraison des pivoines herbacées approche. Oui déjà. Mais quel enchantement !

Pour les yeux, pour le nez, la pivoine sensuelle…

Les variétés les plus modestes, anciennes, et bien connues sont souvent les plus parfumées. Ici au second plan, en rose soutenu.

Ceci n’est pas un pavé de la plage !

Conçu à Port-Cros, Utile de Vintimille à Port-Bou…

Ou alors un tout petit pavé, un condensé de savoir reconnaitre les fleurs croisées sur le chemin de la plage. Bonne idée, avant que de débarquer en tongues et t-shirt sur ce sable (ou ces galets) tant rêvé , vous passez par différentes formations végétales où vous aurez la surprise d’identifier telle ou telle plante, parfois rares, parfois très fréquentes. Si vous avez un crayon sur vous, vous pourrez même rapporter vos observations dans « le carnet de terrain », une vingtaine de pages qu’il suffit de remplir à la fin du livre. C’est là que vous disposez également de nombreux renseignements pratiques, un peu de botanique pratique, le calendrier des floraisons, des conseils pour photographier vos découvertes une bibliographie. Quand au système de reconnaissance il est des plus simples: elles sont  classées par couleurs, signalées sur l’onglet de la page. C’est le principe de cette petite collection (très) pratique,  Les mosaïques nature, chez Glénat.

 Fleurs du littoral méditerranéen , d’Annie Aboucaya et Henri Michaud – deux Docteurs es sciences et ingénieur de l’agriculture et de l’environnement du Parc national de Port Cros – ne coûte que 10€50.  12 X 15 cm, 128 pages, à glisser dans votre sac de plage en ce printemps 2017, mais allez-y tant qu’il n’y a pas trop de monde pour écraser les fleurs…

Toutes les satisfactions avec … les camélias du Japon.

Ni difficile, ni ingrat, le Camellia japonica.

Comme chaque année à la même époque, les camélias du Japon font parler. Et se poser des questions. C’est l’occasion de rappeler que de nombreux camélias souffrent de trop de soins ou de soins inutiles ! Ce n’est ni une plante fragile, ni une plante gourmande. Certes elle a – comme tous les végétaux – un climat et un sol d’élection, mais avec une large tolérance. Les camélias du Japon sont toujours plus heureux sous un climat doux et humide (pas nécessairement très pluvieux) et dans des sols neutres ou acides.

Il n’y a pas de secret, pour réussir les plus belles floraisons vous pouvez vous passer de l’achat d’engrais. Au moins deux fois par an , après la floraison et une autre fois à l’automne, apportez au pied de grandes quantités de déchets végétaux « bruts »: feuilles mortes à l’automne (robinier, sophora , frênes, en particulier sont très appréciés, mais vous pouvez également ajouter des aiguilles de conifères, de la paille, du BRF) avec du fumier bien composté. Au printemps après la floraison, paillez avec des tontes de gazon sèches, ajoutez un peu de sang séché, évitez les produits a base de corne et d’os. C’est tout ce que vous avez à faire, avec quelques arrosages à l’eau non calcaire en fin d’hiver si celui-ci a été sec. Ces apports réguliers de déchets végétaux remplacent avantageusement la terre « dite de bruyère ». Que vous pouvez utiliser si vous n’avez pas de jardin , si vous cultivez vos camélias sur votre balcon…..Et ne faites aucun traitement dit « préventif ».

 

Pas curieux s’abstenir…

Le plus de toutes les petites balades et longues randonnées

En famille ou entre amis, il n’est pas rare que les regards tombent sur curieuses petites scènes à droite et à gauche du chemin. Ce qui fait que la joyeuse troupe posent des questions. Les enfants veulent savoir pourquoi. Les parents avouent (ou pas…) leur igorance. Pourquoi ces lichens abondants sur les arbres témoignent-ils d’une grande pureté de l’air ? Pourquoi toutes ces coquilles d’escargots vides et cassées sur cette pierre? Qui a fait ce gros tas d’aiguilles de pin? Pourquoi ces feuilles sont-elles découpées aussi précisément?  Qui a arraché l’écorce de cet arbre ?  Des scènes qui étonnent les gens curieux, il y en a 150 dans ce guide passionnant et utilisable au jardin comme dans la nature! Grâce au naturaliste Vincent Albouy, inlassable pédagogue de l’insecte je n’ai plus vu le jardin de la même manière, et il ne s’en porte que mieux. Quand à Claire Felloni qui signe les illustrations de ce ce guide on aimerait en exposer les oeuvres sur les murs de la maison. Le dessin a la précision exigée par la science mais il respire de la sensibilité de son auteure. Une artiste. Merci Claire, merci Vincent.

Guide des Curieux De Nature …en 150 scènes. Vincent Albouy et Claire Felloni Delachaux et Niestlé. 19,90€ (prix France)

Rechercher une protection pour survivre…

Observation de saison…

Tout se passe comme si ces crocus étaient allés s’installer au plus près possible des cépées de cornouiller. Car soyez en sûr, personne ne les a plantés là. Ce sont les descendants de crocus plantés dans la pelouse. Ont-ils appris que le passage de la tondeuse avait de trop fâcheuses conséquences pour leur espèce ? Toujours est-il que ceux là pourront achever leur cycle biologique tranquillement, sans être privés de leur feuilles. Ce qui les prive de la possibilité de réalimenter leurs réserves (contenues dans les bulbes) et donc – à terme – de disparaitre. « Intelligence » naturelle !

N’en rêvez plus, elles vous attendent à Vergèze (30)

L’un des premiers grands rendez-vous de l’année pour les orchidophiles

Cette 16ème édition du Salon International de Vergèze montre son importance grandissante et son originalité bien marquée. Cette année, les orchidées d’origine africaine seront à l’honneur avec la conférence du dimanche après-midi à 16h30.  Mais nos orchidées indigènes des grands causses et des garrigues profiteront d’un nouvel éclairage, avec la conférence du samedi à 16h30.

L’intérêt du grand public pour les Phalaenopsis sera toujours très satisfait, ce sont un peu les reines du salon depuis la création, et Bernard Lagrelle ( qui fut l’assistant puis le bras droit de Michel Vacherot, grand spécialiste du genre, aujourd’hui disparu)  présentera les dernières données leur sujet, les tendances, et bien sûr répondra à vos questions. Dimanche 11h et 14h30.

Les Dendrobiums aussi se démocratisent, ils font même leur apparition en grandes surfaces …alimentaires ( ? ! ) Pourquoi, comment, comment les cultiver à la maison et les voir refleurir,  conférence le samedi à 14h30.

Faut-il le rappeler ?   Cette manifestation propose des ateliers pour les débutants, comme pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent en savoir plus ! Ateliers de rempotage, conseils de culture, c’est l’endroit idéal pour rencontrer des spécialistes à votre écoute, jamais avares d’explications, et qui prennent le temps. Pour vous.

Tous les détails sont sur l’affiche !