Lumière d’automne…

Un "crocus" qui n'e,n pas un

Un « crocus » qui n’en est pas un !

De vrais rayons de soleil à planter ici et là au printemps dans les bordures, à l’ombre ou au soleil, et ils se rallument chaque fin d’été, en se multipliant. Vous pouvez très vite en offrir aux amis…
Ce n’est pas un « crocus » d’automne comme on l’appelle parfois, c’est pratique, mais une bulbeuse qui appartient à la même famille que l’Amaryllis (voir plus bas) et que l’on a parfois appelée Amaryllis lutea. Affaire de botanistes distingués, ce sont maintenant les Sternbergia lutea.

Sternbergia lutea, contemporaine de la vendange...

Sternbergia lutea, contemporaine de la vendange…

ainsi désignée, officiellement, en hommage au Comte Kaspar von Sternberg, botaniste tchèque né en 1761.

Dans certaines régions elle est connue comme la « vendangeuse ». Bien sûr, elle fleurit au moment des premières vendanges. Mais dans d’autres régions ce sont les grands Asters qui sont désignés comme des « vendangeuses ». Preuve encore de la nécessité de l’usage des noms botaniques, en latin de naturaliste…la meilleure façon de parler de la même chose, partout dans le monde…

Vers luisants : Les chercheurs ont besoin de lumières…

Vous n’avez pas oublié cette surprise: une petite lumière verte aperçue par hasard, une nuit d’été, au sol ou pas trop loin du sol dans un mur en pierres sèches. C’est par ce signal lumineux émis par son postérieur que la femelle du « ver » luisant se signale à un mâle de passage. Ce n’est pas un ver  (pas une larve!) mais cette femelle en a (de loin ) l’aspect assez long et mou.  Le « ver luisant » ou Lampyre est un  coléoptère. Comme le hanneton. Le mâle en a les élytres solides. La femelle lumineuse nocturne se déplace sur 3 paires de pattes, en s’appuyant parfois sur sa queue. C’est une prédatrice très intéressante pour les jardiniers, elle se nourrit d’escargots et de limaces !

Hélas, il semblerait que les vers luisants disparaissent sans que les spécialistes de notre environnement naturel ne comprennent bien pourquoi. Herbicides ? Insecticides? Hélicides en particulier? Le changement climatique? La pollution lumineuse ? On  abuse souvent de lumière -certes- pour des raisons de sécurité, mais aussi pour faire de l’effet déco, c’est tendance. Sans parler de l’ancestrale « peur du noir ». Il faut  aider les équipes qui se penchent sur le phénomène, elles ont besoin de nous. . Pour participer à cette recherche, l’enquête est ouverte,  tout le monde peut participer! Il suffit de retrouver l’Observatoire des Vers Luisants grâce à votre moteur préféré sur Internet. Une petite fiche est à compléter , très simplement, dès que vous avez aperçu le lumignon fluorescent, le signal de Madame Lampyre, et chaque fois que vous en croiser un ou plusieurs autres. Je viens de remplir la fiche de ma première observation 2015!

OVL.france@gmail.com pour contacter les coordinateurs du projet – le Groupe Associatif Estuaire, et le CNRS.  Ou par téléphone au 07 83 43 62 36.

Promenez-vous tard le soir , ouvrez l’oeil , et participez!

 

Souvenirs de vacances…

Citrus expo Fraisse 2006 15

Plus d’agrumes dans les bagages !

Vous avez déjà ramené d’un séjour outre mer des souvenirs végétaux, ou gustatifs, saveurs et gourmandises ? Modeste sachet de graines de fleurs, ou bien boutures et autres plantules offertes par la cousine de Mayotte ou la belle-soeur de Nouméa?.. Quelques fruits glissés comme une tendresse dans le petit cabas au moment d’embarquer?

Cette année, ne partez pas sans une copie de l’arrêté du 21 janvie 2015. Il fixe précisément les quantités de végétaux et autres produits végétaux autorisés à l’importation dans les bagages des voyageurs. Ce serait dommage de devoir les abandonner en douane, sur l’injonction d’un agent qui ne fait qu’appliquer des règlements de plus en plus précautionneux. Il s’agit en effet de prévenir le risque d’ introduction et de propagation d’organismes nuisibles et ce nouvel arrêté s’applique à tous les végétaux, produits végétaux et autres objets.

Voyons çà de plus prèsouvrez s’il vous plait :

– Dans vos bagages, vous ne pouvez pas importer de végétaux avec de la terre autours des racines, ou tout autre substrat de culture.

-Aucune plante vivante en pot ou non, bouture, racine ( même racine nue), rhizome.

-Aucun feuillage. Exception: 15 tiges de branche de céleri frais, ou 15 tiges de feuillage aromatique : menthe, basilic, thym, cerfeuil, estragon, ciboulette, sauge, coriandre. Vous avez la possibilité de faire un assortiment dans la limite de la quantité autorisée.

– Ne glissez pas de sachet de graines de semence d’aucune sorte entre deux bermudas, pas plus que vous ne pouvez transporter de pommes de terre dans le fond du sac à dos.

-Aucun agrume. Vous faites votre cure de vitamine C naturelle avant de rentrer en France. Les écorces sèches sont autorisées, ainsi que les fruits cuits ou secs.

-Il ne faut pas ramener de fourrage. Au cas où vous auriez envie d’offrir une petite botte au voisin…

-Pas de bois , pas d’écorces. Les maisons préfabriquées en bois, les crèches en bois sont sur cette liste. En revanche, vous pouvez importer quelques écorces aromatiques à usage culinaire ou médicinal. La canelle est un exemple savoureux.

-Enfin, ne vous présentez pas en douane avec un panier des 4 saisons. A l’exception des végétaux au feuillage aromatique précités, vous ne rentrez plus les ingrédients de la soupette. Cuits,  secs, déshydratés, en farine, c’est possible.

– « Mais avons-nous quelque tolérance? Pour le plaisir ?  »  – OUI ! Là, attention aux excédents de bagages. Vous avez le droit de rentrer de vacances avec 5 kg ou 5 unités de fruits ou légumes frais, sauf des agrumes. 

-5 kg ou 5 unités de rhizomes comestibles, sans trace de terre.  Ces quantités sont indiquées par voyageur . 

Ces articles de loi peuvent paraître étonnants voire saugrenus pour certains…. Ils sont pourtant justifiés dans le contexte de mondialisation des échanges. Certes, le sac du touriste n’a rien à voir avec les très volumineux containers des cargos. Ces derniers nous ont  amené des indésirables comme le Paysandisia des Palmiers…pour ne citer que cet exemple. Il y en a bien d’autres… Mais commençons par bien respecter ces recommandations, pour mieux nous faire entendre lorsqu’il s’agit de dénoncer les faiblesses du contrôle phytosanitaire et les importations sauvages.

Terminé. Plus rien à déclarer!

Jamais au singulier !

Fin du printemps, début d’été, à tout point de vue le moment est idéal pour faire le point.

Vous allez peut-être profiter des semaines à venir pour passer quelques jours au sud ? Le froid de février dernier a parfois méchamment marqué quelques uns des arbres et arbustes les plus emblématiques de nos jardins méditerranéens publics et privés. Depuis quelques années, on abuse des palmiers dans les secteurs en plein développement touristique, carte postale oblige. Déjà menacés par deux parasites différents, pas moins, les palmiers ont souffert du gel, jusqu’au littoral. Les espèces les plus rustiques ont même souvent perdu leur feuillage qu’il a fallu couper au ras du stipe. Ainsi l’ensemble a-t-il pris l’allure d’un curieux porte-plume, mais le cœur est vivant, de nouvelles palmes naissent au sommet.

A propos de la sensibilité au froid et leçon à tirer pour nos plantations futures, gardons nous bien du singulier en mettant toutes les espèces et variétés d’olivier ou de laurier-rose dans le même sac! Des exemples ? Les oliviers de la variété  ‘Verdale’ ont perdu peu de feuilles et sont restés verts, alors que la ‘Lucques’  délicieuse pointue au noyau mince a été entièrement déplumée. Quant aux lauriers-roses les différences sont criantes mais trop rarement visibles sur les points de ventes. ‘Villa romaine’ résiste parfaitement à des températures de -12° à -15°.  ‘Hawaii’ est détruit au premier gel, mais repart du pied au printemps. Entre les 2, plusieurs dizaines de variétés !