On en a parlé à la radio dimanche 29 janvier 2017

Le clerodendron trichotomum. Parfois nommé « l’arbre du clergé »  Photo: Jacques de Mauguio.

Jacques (de Mauguio,34) nous a envoyé 3 photos d’un petit arbre planté par ses soins dans son jardin. Il désire en connaitre le nom car il ne  l’appelle que « l’arbre de Michel » . C’est en effet son frère Michel, prématurément décédé, qui lui avait donné une jeune pousse de cet arbre découvert dans une propriété des Bouches-du Rhône.

Même si ce petit arbre n’est pas très rare en France , on ne peut pas dire qu’il soit fréquemment planté. Notre auditeur a poussé la porte de plusieurs jardineries et pépinières sans qu’on puisse le renseigner à son sujet , ni même lui donner le nom qu’il cherchait. Pourtant, à l’heure des jardins minuscules , un petit arbre rustique sans souci, florifère en arrière saison (de la fin de l’été à la fin de l’automne) au feuillage odorant et aux fleurs -surtout- parfumées, suivies de petits fruits très décoratifs, çà devrait plaire! Bien sûr, Il ne faudrait pas en voir partout, comme aujourd’hui nos mûriers dit « platanes », malades ou sur le point de l’être, du traitement qu’on leur a imposé.

Le commerce nous dira avec raison « nous vendons ce qu’on nous demande », c’est la demande qui fait l’offre, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire !

Sur la photo donc le Clerodendron trichotomum, de Jacques, de Mauguio (30)

J’avoue que je me suis retenu de dire à l’antenne que le nom vernaculaire de cet arbre originaire d’Asie  n’était pas seulement  » l’arbre du clergé »  mais encore   » l’arbre de la chance  » (Kléros, en grec classique). Ce don de Michel n’en est pas vraiment le symbole, il faut parfois se contenter du nom botanique, en latin.

Que Jacques, son frère, se souvienne qu’il est également appelé  » l’arbre du destin ».  Ce destin malheureux nous conduit à reconnaitre ce don, cette mémoire d’un cher disparu, qui se perpétue dans le jardin familial . Oui, Jacques, et toute votre famille, continuez à l’appeler  » l’arbre de Michel. Il ne peut pas porter de nom plus juste et plus fort, fut-il « savant » ! 

N’en rêvez plus, elles vous attendent à Vergèze (30)

L’un des premiers grands rendez-vous de l’année pour les orchidophiles

Cette 16ème édition du Salon International de Vergèze montre son importance grandissante et son originalité bien marquée. Cette année, les orchidées d’origine africaine seront à l’honneur avec la conférence du dimanche après-midi à 16h30.  Mais nos orchidées indigènes des grands causses et des garrigues profiteront d’un nouvel éclairage, avec la conférence du samedi à 16h30.

L’intérêt du grand public pour les Phalaenopsis sera toujours très satisfait, ce sont un peu les reines du salon depuis la création, et Bernard Lagrelle ( qui fut l’assistant puis le bras droit de Michel Vacherot, grand spécialiste du genre, aujourd’hui disparu)  présentera les dernières données leur sujet, les tendances, et bien sûr répondra à vos questions. Dimanche 11h et 14h30.

Les Dendrobiums aussi se démocratisent, ils font même leur apparition en grandes surfaces …alimentaires ( ? ! ) Pourquoi, comment, comment les cultiver à la maison et les voir refleurir,  conférence le samedi à 14h30.

Faut-il le rappeler ?   Cette manifestation propose des ateliers pour les débutants, comme pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent en savoir plus ! Ateliers de rempotage, conseils de culture, c’est l’endroit idéal pour rencontrer des spécialistes à votre écoute, jamais avares d’explications, et qui prennent le temps. Pour vous.

Tous les détails sont sur l’affiche !

 

Prendre soin d’un oiseau blessé..?

L’accident est navrant,  bien connu , de plus en plus fréquent.* Notre engouement pour les larges baies vitrées dans l’architecture fait que de plus en plus souvent des oiseaux s’assomment  contre le verre. Si vous entendez le choc, l’oiseau peut souvent être sauvé.

1 –  Il faut d’abord aller au plus vite vers lui pour le soustraire à la convoitise toute naturelle du chat.

2 – il faut le ramasser avec précaution ( il arrive qu’un étourdissement soit de très courte durée. Si on ne s’y attend pas, vous risquez de le blesser en essayant de le retenir, alors qu’il est encore sous le choc) Pour celà, il existe une bonne méthode, de sécurité, pour le prendre dans la main.

Démonstration avec un oiseau en bois!

La tête est maintenue entre l’index et le majeur. Le pouce et l’annulaire maintiennent les ailes. Cette technique permet de l’immobiliser en toute sécurité pour l’examiner. Il faut éviter, bien sûr, de serrer la cage thoracique. Délicatesse et fermeté.

2 – Passons au déchoquage. En apparence, cette boule de plumes, inerte, parait avoir perdu la vie. Il n’en est souvent rien, dans la majorité des cas l’oiseau n’est qu’assommé. Il doit être déchoqué.

La première erreur à éviter est de tenter de le « réveiller ». Combien de petits oiseaux auraient pu être sauvés si on n’avait pas tenté de lui glisser de l’eau, ou du lait, ou encore de l’alcool ( ! ) dans le bec. A oublier !

La seconde erreur est de le mettre dans une cage ou un grand carton. Au sortir de son traumatisme, il doit toujours être immobilisé, et dans l’obscurité.

Comment faire? Le plus simple et le plus efficace est de posséder un sac de tissus sombre et de texture douce, fermé par un cordon coulissant. Ce n’est pas très compliqué à fabriquer soi-même à la maison. Il ne doit être ni trop grand , ni trop large ou profond , rectangulaire. Environ 25 cm de profondeur, 20 cm de largeur.

Vous y placez l’oiseau endormi, vous fermez le cordon, et vous suspendez ce sac dans un endroit calme et tempéré, et même chaud. A ce stade, il faut retenir les curiosités enfantines. Il m’est arrivé de déchoquer des oiseaux dans une couverture ou une serviette éponge, et, pour le dernier en date (un Merle femelle) en la maintenant comme indiqué sur la photo sous mon aisselle, à l’abri de mon pull-over !

Quelques minutes plus tard ( entre 5 et 15 minutes) notre accidenté doit avoir retrouvé ses esprits. Ouvrez précautionneusement le sac, et tendez votre main vers le fond, toujours paume ouverte vers le bas. Dans l’obscurité du sac et grâce à la chaleur l’oiseau est calme, il ne se débat pas. Il va bouger un peu au contact de votre main, reprenez-le comme indiqué. Ramenez-le doucement à la lumière du jour. S’il vous parait en forme, montrez-le aux enfants, prenez une photo, et relâchez-le dans le jardin !

  • A noter , il existe des silhouettes d’oiseaux à poser sur les vitres, à la manière des magnets. Pas de colle, pas de dégradation de la surface, mais elles signalent la présence du « mur  » . Voir sur les sites des associations de protection de la nature et des oiseaux. mais également en jardineries et boutiques spécialisées.

Nourrissage hivernal : l’énigme de l’hiver en cours

Le tarin des aulnes, un visiteur irrégulier des nourrissages, plutôt en fin d’hiver.

Enigme, oui, pour l’instant. Pourquoi? Ici et là, dans de nombreux endroits de France , les oiseaux ne sont pas au rendez-vous habituel des nourrissages. Pour l’heure, il n’y a pas d’explication. Ce sera à vous de dénombrer – si possible en les identifiant simplement – les oiseaux présents sur votre point de nourrissage les 28 et 29 janvier prochain.

C’est une initiative de la L.P.O , la Ligue de Protection des Oiseaux , dont les spécialistes analyseront les résultats que vous aurez transmis.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la L.P.O, www.lpo.fr ( à découvrir!) ou directement sur « www.oiseauxdesjardins.fr »

Merci à Mélissa, de la lpo42 pour la précision, et à Mymy12 pour ses observations au pays des tripous enchantés.. .

2017. Une année nouvelle. Pour le jardin aussi?

La Rose de Noël survit à l’ambiance de la fête à la maison. Replantez-là au jardin!

Pour le jardin aussi, oui, mais rien n’est sûr. Car l’idée même du jardin n’est pas la même selon les heureux propriétaires d’un petit bout d’espace sur la planète. Il y a des facteurs tangibles, en particulier ceux qui montrent  – par exemple – que les pesticides sont interdits depuis le 1er janvier sur le domaine public. Mais bien sûr il y a des dérogations. Qui seront mal utilisées. Le nombre de municipalités et de collectivités qui montrent le bon exemple est encore bien minoritaire. Pourtant certaines municipalités n’ont pas attendu la loi pour changer les pratiques, mais il faut énormément de courage aux élus qui doivent afffronter des critiques incessantes.

Quand aux particuliers et à l’agriculture conventionnelle, ils font le gros des achats de produits phytosanitaires, et permettent ainsi à la France de battre le record d’Europe de l’usage de pesticides.

Disons le encore et toujours : on ne remplacera pas les produits chimiques toxiques par des produits innocents ou « peu préoccupants ».  Le savon noir n’est pas méchant pour nous, mais sur des oeufs ou des larves d’insectes très utiles (Chrysope, Coccinelle, Syrphes etc…) il tue avec la même efficacité.

Nos ancêtres n’ont jamais vécu en harmonie avec la nature, jamais « naturellement ». Mais pour abandonner cette lutte molléculaire qui hypothèque la santé de nos générations futures sur la planète, il faudra changer nos habitudes, nos comportements, notre façon de voir et de gérer notre environnement. Ce qui passera par la prise en compte globale de nombreux facteurs environnementaux. Depuis la nature des sols jusqu’aux microclimats, depuis les affectations de ces sols jusqu’aux choix de culture, tout devra être écrit à toutes les échelles – par  vocations,  et inscrit dans une idée d’évolution. On ne dessinera plus des jardins comme s’il s’agissait d’un décor figé pour une grande occasion , on ne construira plus de grandes surfaces sur de bonnes terres agricoles profondes. Quelques années plus tard, le survol de certaines zones les montrent déjà trouées par les friches « commerciales , artisanales et industrielles »…

Sur bien des points, j’espère que 2017 nous donnera l’occasion (en particulier par vos questions )  de parler d’actualité comme d’avenir, sans jamais perdre de vue que nos jardins –  minuscules ou majuscules – ne sont que des petits morceaux d’écorce terrestre. Sur lesquels nous devons vivre. Et ce n’est pas mince, non ?

 

On en a parlé à la radio dimanche 11 décembre

Evelyne a découvert des cochenilles sur son Phalaenopsis !  Aspect blanc cotonneux, immobilité, miellat poisseux, la détermination ne fait aucun doute. Comme les pucerons , il s’agit d’insectes piqueurs suceurs qui se nourrissent de sève et rejettent des sucres. Une méthode de lutte directe consiste en la préparation d’un mélange d’un corps gras et d’alcool additionné d’eau appliqué sur les cochenilles. Attention, comme les pucerons également, les cochenilles sont favorisées par l’usage régulier des engrais solubles riches en azote (N).

Les proportions de ce mélange à fabriquer à la maison sont un simple ordre de grandeur, pas question d’user d’une balance ou d’un verre graduée !

  • Vous mélangez intimement avec un petit fouet dans un bol en plastique – 1 cuillère à soupe bien pleine de savon noir liquide avec 2 cuillères à soupe d’alcool à 70° ( ou autre) 
  • Vous ajoutez un demi litre d’eau de pluie ou d’eau douce, en remuant.
  • Vous appliquez ce mélange  au pinceau, directement sur les insectes. Sur des végétaux plus rustiques, à l’extérieur, vous pouvez appliquer ce mélange avec un pulvérisateur en mouillant bien  les cochenilles. ATTENTION ! Ce mélange n’est pas sélectif. Le corps gras et l’alcool dissolvent les carapaces des insectes indésirables comme celles de vos auxiliaires les plus estimables !  S’il touche des larves de coccinelles ou de chrysope, par exemple, elles disparaitront  aussi. Donc pas de pulvérisations « à l’aveugle », systématiques!
  • OU L’ON REPARLE DU LIERRE :
    Les inflorescences du lierre à l'entrée de l'hiver...

    Les inflorescences du lierre à l’entrée de l’hiver…

    A l’occasion d’une question posée à l’ami  Robert Longechal samedi 10 décembre. Une auditrice souhaitait connaitre un moyen pour détruire du lierre sur une façade. Cette destruction est facile sans recourir à je ne sais quel polluant dangereux, mais elle mérite un peu de rélexion. Avant que de scier le tronc au ras du sol ce qui suffit à le tuer, vérifiez plusieurs points :

  • S’il touche la toiture et menace de soulever les tuiles ou de déformer les chéneaux et gouttières il est possible de le tailler . Le lierre se taille très bien, facilement.
  • S’il est enraciné Dans le mur ( ne pas confondre les vraies racines, celles qui l’alimentent , et les crampons qui lui permettent seulement  de grimper et qui ne prennent rien dans le mur ou dans l’arbre !) vérifiez l’état du mur. Il se peut, dans les vieux édifices, que le lierre » tiennent » la construction qui sans lui s’effondrerait. Mais là encore on peut le scier et scier à leur naissance toutes les velleités des repousses au fur et à mesure de leur apparition.
  • Lorsque le mur  est en pierres apparentes jointoyées ou  enduit d’un crépis en bon état,  réalisé selon les règles de l’art , le lierre s’avère être un équipement hyper utile en plus de sa beauté de caractère.
  • En effet, le lierre est un protecteur des murs contre les pluies battantes, et l’humidité. Il agit comme un isolant , parce que sous ses feuilles une couche d’air n’est pas à la même température que l’atmosphère, ni que le mur lui même.  En été il contribue à garder de la fraicheur dans la maison, en hiver il ralentit  le refroidissement du mur. Au pied de ceux-ci, il pompe l’humidité du sol et évite une part non négligeable de remontées capillaires.
  • Ce n’est pas tout ! Le lierre est dépolluant. Il a le pouvoir de capter les particules nocives  cancérigènes comme le benzène et les solvants encore très présents dans les peintures, les enduits, les colles.
  • Enfin… c’est un allié indispensable pour notre environnement. Le lierre nourrit de son nectar des pollinisateurs comme les osmies (sans ces abeilles sauvages nous n’aurions pas de framboises) mais également des bourdons. A la fin de l’hiver merles, grives, fauvettes en consomment les fruits alors que les ressources sont très maigres. Plus tard dans son feuillage il abrite leurs nidifications, sans oublier le très petit insectivore timide nommé Troglodyte  pour ne citer qu’eux…

Au sol, il rampe. Et il est un véritable répulsif pour les chiens qui n’y font pas           leurs besoins. C’est pourquoi dans les villes en pointe dans les domaines             environnementaux comme Lyon le lierre est  favorisé dans les massifs urbains à l’ombre des arbres….

  • Vraiment, réfléchissez avant de vous priver des immenses services rendus par le lierre , bien trop méconnu!
    Le lierre accompagne la croissance et le vieillissement de l'arbre.

    Le lierre accompagne la croissance et le vieillissement de l’arbre.

    A lire : Au royaume secret du Lierre, Bernard Bertrand, Collection Le Compagnon Végétal. Aux Editions de Terran.  

On en a parlé à la radio dimanche 27 novembre 2016

Parlé de quoi? De la plante cruelle !  La question d’Eric était simple et directe : « Qu’est ce que c’est que cette bête » ? 

Voici « la bête », photographiée par notre auditeur.

Les fruits de cette grimpante dans le cyprès d'Eric

Les fruits de cette grimpante dans le cyprès d’Eric. Photo Eric.R

Il y a de quoi étonner! Eric ne l’a pas plantée, elle est arrivée toute seule et a vite escaladé le cyprès. Sa floraison est-elle passée inaperçue? Les fleurs sont blanches nuancées de rose au revers des 5 pétales, et parfumées. C’est une belle plante grimpante d’origine sud-américaine, Jusque là rien à dire, des sites de vente de végétaux en ligne la propose et d’ailleurs à des prix conséquents. Sauf que…

Araujia sericifera  c’est son nom botanique, vous pouvez traduire en Araujia « porte-soie » est de nature très dynamique, expansive même, et ici et là près de la Méditerranée elle devient invasive. Ce qui signifie qu’elle supplante et élimine progressivement la flore en place. A la manière des buddleïa dans certaines vallées. Sericifera , quelle est cette soie que son nom évoque? Non, pas par le fait qu’elle a d’abord été considérée comme intéressante pour les qualités de ses fibres textiles, mais parce que les graines contenues dans ses fruits aux allures de poivron, se transportent joyeusement au loin dans le vent grâce à leurs plumets soyeux. C’et une cousine des Hoyas qui ont des graines semblablement équipées, ou des « perruches » végétales., les Asclépias de nos grand-mères

Au coeur du fruit avant maturité apparaissent le latex et les graines dont on voit le futur plumet soyeux.

Au coeur du fruit avant maturité apparaissent le latex et les graines dont on voit le futur plumet soyeux. Photo Eric R.

Lorsque la graine arrive au sol dans un endroit favorable (comme chez Eric au pied de son cyprès) elle germe, et la plante se développe. Lorsqu’elle ne rencontre pas d’arbre ou de support pour s’élever elle rampe et devient couvre-sol exclusif. Et comme elle n’a aucune exigence particulière sur la qualité du sol (même les plus secs lui conviennent pour peu qu’il pleuve au moment de la germination et des premières semaines suivantes)

Invasive, donc, elle ne devrait pas tarder à figurer sur la liste noire des espèces à proscrire, mais en plus elle a l’inconvénient chez nous de détruire nombre de pollinisateurs aussi sûrement que les spécialités pesticides de l’industrie chimique phytosanitaire! Très attirante pour les insectes qui se nourrissent de nectar, elle les piège, sans être carnivore. Elle les retient jusqu’à ce qu’ils meurent de fatigue ou de faim. En fait il semblerait que les pollinisateurs de ses contrées d’origine soient plus costauds que les nôtres, et sortent de table plus prestement. Abeilles domestiques, abeilles et bourdons sauvages trop souvent oubliés, hyméoptères et diptères dont les larves sont parasitoïdes donc éminemment utiles aux cultures, papillons aussi surtout les plus inoffensifs et menacés (!)  sont les victimes de « la plante cruelle ». Vous comprenez maintenant pourquoi.

Que pouvons nous faire pour éviter son expansion ? L’identifier dès son apparition (plusieurs sites internet la décrivent en détails et montrent sont feuillage) et l’arracher. Au moins : cueillir ses fruits et les détruire. En prenant la précaution d’utiliser des gants et des lunettes, le latex qu’elle contient est très irritant pour l’épiderme et pour les yeux.

Enfin…espérer l’arrivée de quelques jours de vrai froid, avec des gelées nocturnes de l’ordre de -5 °C . Dès -5°C elle est détruite. La belle sud-américaine est frileuse, peu rustique, mais profite bien de nos hivers doux .

Il fait plus froid? Vous avez des questions?

Une simple petite chute des températures suffit à transformer le paysage...

Une simple petite chute des températures suffit à transformer le paysage…

L’hiver météorologique ne se confond pas avec l’hiver du calendrier. Il commence avec le premier jour du mois de décembre, pour s’achever avec le dernier du mois de février. Pour les jardiniers comme pour les possesseurs de quelques plantes plus ou moins rustiques c’est toujours l’occasion d’un grand questionnement. Evitons le casse-tête, c’est presque toujours possible, sans oublier que partout où les gelées ne sont ni sévères ni durables ces trois mois d’hiver sont les meilleurs pour les plantations durables et plus économiques.

Vos questions sur les antennes de France Bleu Hérault en direct le dimanche matin de 9h à 10h30 au 04 67 06 58 60 00, fréquences à retrouver sur france bleu.fr,

Ou bien sur le net : joel.avril@radiofrance.com , ce qui vous permet de joindre une ou deux photos ( pour faciliter les diagnostics, ou encore vous féliciter ce qui n’est pas rare!)  et  votre n°de téléphone. C’est ainsi que nous en parlons ensemble, sur l’antenne.

fb_signature_herault2-3

On en a parlé à la radio dimanche 20 novembre 2017

Avec une auditrice de Lunel nous avons redécouvert le charme du « cactus de Noël ». Une auditrice qui venait de retrouver un petit pot de Schlumbergera dans son jardin et qui se demandait ce qu’elle pouvait en faire….

Floraison impressionnante et facile à réussir !

Floraison impressionnante et facile à réussir !

Pour obtenir un résultat tel que celui-là , notre auditrice devra s’inspirer de son oubli…La jeune plante avait été abandonnée au jardin depuis le printemps dernier. Ces cactacées d’origine forestière fleurissent lorsque les jours sont au plus bas, et les températures fraiches. Si vous les rentrez dans un appartement trop chaud, la floraison durera très peu. Donc …dès que les risques de gel se sont éloignés ( avril ou mai, selon les régions) vous placez la potée à l’extérieur, dans un massif d’arbustes ou au au pied d’un arbre à l’ombre claire. Si les pluies sont rares vous l’arrosez toutes les 3 semaines environ. La pluie leur est très bénéfique. Et vous la laissez dehors jusqu’à la veille du premier jour de gel. Vous la rentrerez alors, si possible dans une pièce lumineuse et…peu chauffée.

Les fleurs du "cactus de Noël" se donnent des allures d'orchidées. Dans une palette du blanc au pourpre.

Les fleurs du « cactus de Noël » se donnent des allures d’orchidées. Dans une palette du blanc au pourpre.

 

On en a parlé dimanche 13 novembre à la radio !

  • Avec Anne-Marie, nous avons évoqué la plupart des causes connues d’absence de fruits sur les cerisiers. Sauf UNE… Pendant plusieurs décennies, la variété de cerisier la plus demandée a été Burlat. Anne-Marie a un Burlat. Cette cerise excellente, charnue, sucrée et goûteuse, ne peut naître que d’une pollinisation croisée avec une autre variété. Si, dans le quartier où habite Anne-Marie il n’y a pas d’autres cerisiers, ou s’il n’y a plus que des Burlat, les fleurs de son arbre ne peuvent pas recevoir le pollen d’une autre variété, ou trop peu. La solution ? Soit planter un jeune cerisier d’une autre variété compatible avec Burlat, telle que « Van », ou « Hedelfingen », soit suspendre pendant quelques heures dans les branches de son « vieux » cerisier Burlat  un bouquet de branches en fleurs d’un autre cerisier appartenant à une variété pollinisatrice. Ce qui est moins évident. Pourquoi ne pas s’arranger entre voisins pour planter des variétés complémentaires, et ainsi partager des récoltes plus généreuses?
  • Avec Mariette de Graissesac, nous avons parlé de la santé des érables du Japon sous notre climat sec de type méditerranéen. Une auditrice d’Hérépian, Sylvie était à l’écoute et elle apporte son témoignage ( à retrouver dans ce blog, avec ma réponse)
  • Avec Yves de Montpellier, nous nous sommes penchés sur cet hibiscus qui présentait un symptôme inquiétant. Vers la fin de l’été, ses feuilles tombaient, crispées, encore vertes. Tout à côté, 2 autres hibiscus ne montraient  aucun symptôme. Nous n’avons pas eu le temps – et je n’ai pas eu la présence d’esprit – d’évoquer tout de suite  la possibilité d’un défaut de la poterie contenant l’arbuste. Ce symptôme est celui d’un desséchement par défaut d’arrosage. En l’occurence d’une fuite par drainage trop direct ( Mélange trop fibreux ? Déshydraté?), ou par un défaut du vase, une fissure, une cassure ?
  • Le cerisier est en fleurs. Entre symbole éternel et espoir de consommation....

    Rien de moins évident que la pollinisation chez les cerisiers….