La preuve par le sec !

Pour vivre harmonieusement votre rapport au jardin, celles et ceux qui suivent tant bien que mal ce blog dilettante réalisent que ce que certains nomment encore « les doigts verts » n’est en réalité que le sens de l’observation.

Pour inaugurer la catégorie Observations voici une image qui montre deux hortensias deshydratés à côté d’un sarcococca bien vert, sur un paillage naturel d’aiguilles de pin parasol. Au passage, notez qu’iI suffit de laisser au sol celles qui tombent de l’arbre au pied duquel ces végétaux sont plantés !

La preuve….

 

L’observation principale n’est pas là, mais bien dans la résistance à la sécheresse. Le tableau est édifiant. Après plusieurs mois de sécheresse, alors que ces hortensias et ce sarcocca n’ont été que peu arrosés mais de la même manière et avec les mêmes quantité d’eau, le constat est facile : le Sarcococca ruscifolia ne montre pas de signe de souffrance, de stress. Ce genre Sarcococca appartient à la famille des buis (Buxus) mais ne rencontre pas les mêmes difficultés avec les parasites et les champignons. Il existe qu’autres variétés qui partagent à peu près les mêmes exigences que ce « ruscifolia- à feuille de Ruscus » . Ils ne détestent pas l’ombre et les aiguilles des conifère. Les fleurs sont très petites mais très odorantes…en plein hiver, elles sont suivies de fruits en boules rouges comme ceux du houx.  Comment expliquer que les sarcoccas soient si peu connus, et donc si peu demandés aux pépiniéristes, jardineries, et paysagistes? N’oubliez jamais que c’est la demande qui fait l’offre,  pensez-y!

Tour de jardin à la fin septembre…

 

Ravissement simple et très peu coûteux, 3 ans après la plantation.

Pour la météorologie , les saisons ne commencent plus à la date indiquée sur votre calendrier, mais au premier jour du mois qui la précède. Ainsi, l’automne a débuté le 1er septembre.

Après un mois de sécheresse absolue ou peu s’en faut, voici l’image d’un massif exposé au nord-ouest .

De gauche à droite et de haut en bas : inflorescences fanées des hortensias, fructifications des nandinas, asters, anémones du Japon rose et blanche. Ce massif a pu bénéficier de quelques arrosages en cours d’été et ce mois-ci. Les hyménoptères pollinisateurs et/ou parasitoïdes sont très actifs et profitent de cette variété florale.

Allons voir le feijoa sellowiana :

Ce n’est pas un olivier! Observez les vestiges de la fleur fécondée.

Ses fleurs sont très ornementales, et la mode voudrait que nous les mangions !. Elles seraient délicieuses. Je préfère pour ma part (et pour mes pots de confiture, vides) attendre la maturité des fruits. Ces « goyaves du Brésil », ou « de Montevideo » seront mûres dans quelques semaines. Pour l’heure, elle ne font que quelques cm ( d’un à cinq cm) , début novembre elles auront triplé ou quadruplé, pour devenir pour certaines plus grosses que les kiwis les plus volumineux.

Le fruit mûr est savoureux mais sa compote et sa confiture sont une surprise gustative, à base de suavité et de doux parfums, sans outrances exotiques. Voyez- le de plus près, et recherchez dans ce même blog une page ancienne consacrée à sa joyeuse floraison.

Encore quelques semaines de patience…

 

 

 

Atomes crochus…

L’anémone du Japon n’a rien d’une méditerranéenne grand teint….

Alors que sévit une implacable sécheresse assortie de températures « supérieures aux normales saisonnières » …devinez où l’Anémone du Japon peut-elle bien prospérer dans sa beauté si simple?

Au coeur d’un bon copain!

Et l’ami de notre anémone n’est qu’un rosier botanique originaire d’Asie ( comme elle) , un buisson très épineux, mais irremplaçable dans nos jardins : Rosa chinensis !

Ils s’aiment et se marient.

Ces associations sont passionnantes à étudier. Ici le rosier apporte à l’anémone ombre et support naturel . Sans ce dernier les rafales de vent couchent  ou bien cassent  les hampes florales. Qu’apporte l’anémone?  Vous avez une idée…?

Amaryllis belladonna, le retour !

Toujours fidèle au rendez-vous de la fin de l’été , il suffit d’une averse, d’un orage pour la réveiller. L’amaryllis  surgit du sol, hampe florale à tête de cobra, alors que les feuilles sont encore bien loin. Son cousin l’Hippeastrum (que vous connaissez mieux  sous le nom commercial  d’ amaryllis »…) fait de même hors de son gros bulbe, préparé pour être vendu à la fin de l’année.

Hors du sol sec, les futures fleurs de l’Amaryllis belladonna.

Sur cette photo les 3 premières hampes florales. Quelques jours plus tard il y en aura 5 ou 6. L’une d’elle a toujours un peu d’avance sur ses « soeurs ».

La première, photographiée le 18 août dernier. A l’heure de la réouverture de ce blog elle est en fleurs.

Une fois planté dans le sol, les bulbes ne recoivent plus aucun soin. La seule précaution à prendre : n’oubliez pas l’endroit précis où vous les avez plantés ! Car si le feuillage se développe au printemps, durant tout l’été vous ne voyez rien.

Dès que les fleurs s’ouvrent je ne peux que vous inciter à vous rapprocher d’elles, toutes narines bien ouvertes. Aussi vrai que leur couleur rose à un éclat de fantaisie pure , le parfum ne l’est pas moins. Singulier, délicieux, fruité, une fragrance inconnue sous nos climats.

Dans quelques jours les hampes ci-dessus ressembleront à celles là!

ATTENTION , l’Amaryllis belladonna n’est pas le seul à rentrer…. Dimanche 10 septembre prochain à partir de 9h*, au micro de Guy Pierson  je répondrai à nouveau aux questions que vous vous posez dans votre jardin. Préparez aussi vos beaux témoignages, vos joies nous font toujours le plus vif plaisir.

* Sur toutes les fréquences de France Bleu Hérault, et en direct également sur son site web .

Diversité végétale, une bonne clé !

Santé et beauté par la diversité. 

Combien de plantes appartenant à des genres, espèces, variétés différentes sur cette photo? Buis (indemne de toute attaque de pyrale) , Bergenia, Coreopsis, Zinnia, Nandina, Rosa, Geranium… sur moins de 3 m2 . Dans un sol longtemps consacré à la culture de la vigne, aucun engrais de synthèse, un simple apport de feuilles mortes + déchets végétaux + fumier à l’automne. Aucun produit phytopharmaceutique depuis 10 ans. Ce jardin très peu arrosé est situé à 50 km de la Méditerranée.

Une fleur, un jour…

Les hémérocalles s’ouvrent au matin, la fleur se fane le soir même.

Cette photo ( floue ) sera vite remplacée.

Le genre Hemerocallis  « la beauté d’un jour » offre un choix immense de coloris, de taille et de volume de fleurs…. Certaines variétés sont naines, d’autres fleurissent à plus d’un  mètre. La plupart s’ouvrent le matin et meurent le soir ( pour laisser leur place à de nouvelles fleurs dès le lendemain) mais il y a des hémérocalles nocturnes et parfumés.

Le lis d’un jour d’un jour est très à la mode dans les… assiettes, où la « déco » cache souvent mal la piètre qualité et la platitude d’un goût au standard actuel, proche de zéro. Mais l’addition est ainsi joliment mise en valeur.

Déposez ici vos  questions sur la culture et l’intérêt des hémérocalles dans nos jardins. Je vous laisse sur une autre image, toute fraîche, de ces fleurs au matin…

Elles viennent d’éclore. Bonheur d’avant chaleur de la journée!

Nous en avons parlé dimanche dernier à la radio : l’Hemerocalle citrine s’ouvre le soir , se ferme définitivement le matin, et son parfum délicat se laisse savourer une fois la nuit tombée.

Lis d’un jour ou d’une nuit, l’Hemerocalle citrine.

Trop rare Hydrangée du Japon

Une floraison étonnante, longue, tellement lumineuse à l’ombre…

Son nom botanique est un peu ingrat : Schizophragma hydrangeoides mais l’Hydrangée du Japon est une plante grimpante souvent confondue avec l’Hortensia grimpant (Hydrangea petiolaris). Normal , elles appartiennent à la même famille !  Un sol neutre ou acide, un mur au nord, il ne lui faut pas grand chose, juste un bon arrosage de temps en temps quand il fait sec et chaud, parfois l’attacher pour éviter qu’elle s’éloigne du mur , et prendre garde qu’elle ne soulève les tuiles du toit. Elle ne dépasse que rarement 7à 9m , et supporte des températures très basses.

Une bonne voisine du camélia comme de l’eléagnus… Le Schizophragma atteint le toit , il sera pincé dès la fin de la floraison.

D’élégantes inflorescences de petites fleurs et de… « drapeaux » blancs pour appeler les pollinisateurs!

Pourquoi cette très intéressante grimpante est-elle aussi rare dans nos jardins? Elle est rustique, se développe dans des situations difficiles, et n’a d’autre exigence que des feuilles mortes, du broyat et un peu de fumier à l’automne. Elle n’est pas très populaire me dira-t-on. Seulement voilà, si elle n’est jamais proposée pour une plantation à l’automne, elle n’a aucune chance de recevoir l’amour qu’elle mérite.

Bel et bon Feijoa !

Acca sellowiana , est le nom botanique du « feijoa » tout simplement, ou « goyavier du Brésil » ou « de Montevideo ».  Par ses fleurs (en ce moment même, mai, juin) sa beauté est évidente., par ses fruits (en novembre) sa qualité gustative saute aux papilles.

Feuillage persistant, fleurs crème et rouge sang, il est élégant.

Plantés en isolé , ou dans un verger , ou encore en haies champêtres ,les Feijoa donnent rapidement des fruits dont la forme et le goût rappellent un peu les kiwis. Une page à retrouver dans ce blog vous en  dit pas mal à leur sujet. Les sols qui leur conviennent le mieux sont un peu acides, légers, bien drainants, et riches en humus.

Si votre jardin est situé sous un climat qui ne vous épargne pas de fortes gelées et plus encore si elles sont durables, sans dégel en journée, n’en plantez pas, vous seriez déçu.

De la même façon si les gelées débutent précocément , fin octobre , début novembre, elles interrompraient le mûrissement des fruits, qui – c’est pratique – tombent lorsqu’ils sont mûrs.

Des apports d’eau sont indispensables pendant les périodes de sécheresse, et le paillage est toujours le bienvenu!

Des fleurs dans le genre « bijou »

Comme pour tous les fruitiers pas d’excès d’engrais azoté, l’azote favorise les feuilles au détriment des fleurs, attention à ceux que vous plantez dans la pelouse, et surtout installez en deux, au moins, pour une pollinisation efficace, donc pour une bonne production. Des variétés auto pollinisatrices existent,  mais sont elles aussi généreuses et savoureuses ?

 

Au rendez-vous des pivoines

La fin de la floraison des pivoines herbacées approche. Oui déjà. Mais quel enchantement !

Pour les yeux, pour le nez, la pivoine sensuelle…

Les variétés les plus modestes, anciennes, et bien connues sont souvent les plus parfumées. Ici au second plan, en rose soutenu.