Les jardiniers rentrent aussi…Dans vos radios !

Nouvelle grille de programmes ? J’ai toujours été ravi de cette image qui illustre à la fois un emploi du temps de diffusion (radio ou tv) précisément minuté, et le portillon d’accés au jardin souvent d’autrefois, mais pas toujours. Une grille peut être ancienne, rouillée et pleurer au manque d’huile, ou bien monumentale et ouvragée comme celles des grands jardins de France, mais passer les unes ou les autres ouvre toujours sur un monde différent.  Modestes potagers ou parcs botaniques, espaces problématiques des lotissements contemporains ou havres heureux perdus dans la campagne, les jardins ont le pouvoir de nous réconcilier avec notre propre nature humaine. A la condition de savoir encore un peu observer le vivant avec curiosité et amour. L’important n’est pas de connaitre le nom de toutes les plantes et de tous les êtres vivants du jardin. Et encore moins de les classer en « utile » ou « nuisible » en entrant dans des combats épuisants et coûteux ( pour vous, pour nous tous, comme pour les générations à venir)

Observer, aimer, vivre le jardin.

Observer, aimer, vivre le jardin.

Pendant que certains rôtissaient au soleil, d’autres fréquentaient les files d’attente des musées ou des salles d’embarquement des aéroports, et d’autres encore rongeaient leur frein – en rêvant d’accélérateur – dans les ralentissements.

Ne me posez pas la question, je ne me suis pas éloigné du jardin, je ne l’ai pas quitté pour les vacances. Sans vraiment y travailler péniblement non plus. Un été de contemplation, d’observation, de joie de vivre avec des oiseaux, des papillons, des insectes, des araignées sous les yeux.  Des fleurs, bien  sûr aussi, même si l’été « écrase » toujours la végétation qui – comme en hiver – se met au ralenti dans les départements du midi. Avec septembre reviennent les Amaryllis belladonna au parfum délicieux, et les lumineux  Sternbergia ou « crocus d’automne »  dont les bulbes plantés il n’y a que 4 ou 5 semaines sont déjà en fleurs!

Tenez, alors que je pense sérieusement à notre rendez-vous de dimanche prochain  sur  France Bleu Hérault, comme tous les jours à la même heure le Moro Sphynx ( le seul papillon diurne d’une famille de nocturne) vient visiter les fleurs des Plumbago. Vol stationnaire face à la fleur, il déroule une fine et longue trompe pour aller boire une gouttelette de nectar invisible. Avec son air de colibri, ce papillon est un migrateur qui traverse la Méditerranée. Ce spectacle, cette simple mais ponctuelle visite de la bestiole m’enchante, me fait fondre de bonheur. Pourquoi voudriez-vous que j’aille très loin pour coincer la bulle ?

Notre rendez-vous : Dimanche 4 septembre, 9h, en compagnie de Léopoldine Dufour, sur France Bleu Hérault.  

 

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