Faire le mur. Pour l’exemple.

Trachelosperm. Jasmin étoilé 05 2015 bCe n’était pas l’intention des propriétaires, mais ce Trachelospermum  fleurit côté rue! Ce qui nous permet d’observer qu’une plante « sait » trouver les conditions qui lui conviennent le mieux, pour peu qu’on lui fasse confiance, et qu’on lui fiche la paix. Les rapports de force avec la nature ne débouchent jamais sur des satisfactions très durables. En revanche l’observation attentive de l’évolution des plus modestes phénomènes au jardin est riche d’enseignements.

Ce « Jasmin étoilé » a le pied à l’ombre , au nord du mur, il ne voit jamais le soleil. Il a cherché la lumière, il s’est rapidement hissé au sommet du mur ( + ou – 2m) et s’épanouit côté sud, sur la rue.

Vous en rêvez ? Voilà déjà une première indication sur l’endroit où l’installer….

Le sol, pauvre, à tendance acide ( renforcée encore par la présence de conifères- mais ce n’est pas incompatible!) le sol n’a reçu et ne reçoit aucun engrais ni amendements. Le pied n’est pas paillé, mais les feuilles mortes et autres déchets végétaux sont laissés en place.

A l’occasion de questions semblables,  il m’arrive encore d’entendre dire  » je n’en profite pas! » cet exemple permet de remarquer combien nos jardins sont également importants pour les voisins, pour les passants, pour tout le monde. L’esprit du jardin déborde les limites des propriétés humaines. Il montre un bonheur possible basé sur les échanges. C’est heureux, et devrait inspirer les architectes , les urbanistes, les sociologues, et le législateur et les juristes pour les premiers!

Cette liane fait le mur qui a favorisé son installation, et elle s’en affranchit  pour s’offrir aux yeux (et au nez, quel parfum!)  des passants, des voisins…. Belle leçon.

 

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