On en a parlé dimanche dernier …27 mars 2016

Avec Jean-Louis, nous avons parlé de pucerons noirs du cerisierMyzus cerasi ). Les pucerons de cette espèce prospèrent sur les plus jeunes feuilles de la pousse de l’année, en bout de branche. Comment les prévenir?

Il est en effet plus facile de les prévenir que de stopper leur activité !

  • Evitez les engrais riches en azote. Préférez les apports de fumures organiques à l’automne.
  • Favorisez la diversité végétale dans votre jardin par le semis de plantes accueillantes pour les auxiliaires, installation « d’hôtels à insectes »  et de nichoirs pour les oiseaux. N’oubliez jamais que les « piqueurs suceurs » ne deviennent préjudiciables que lorsque leur population dépasse un certain volume. Si vous n’avez pas du tout de pucerons , vous n’aurez pas d’auxiliaires pour en profiter , donc vous aider lorsqu’ils deviendront inquiétants!
  • Les produits de synthèse, chimiques, en dehors des suspicions de toxicité à plus ou moins long terme pour nous, favorisent souvent l’apparition de résistances chez les insectes indésirables, tout en détruisant ceux qui nous sont très utiles.
  • Ce pucerons est entretenu, protégé, et exploité par les fourmis. Elles vont et viennent à partir du sol. Plutôt que de tartiner de la glu sur le tronc (danger pour les auxiliaires et les oiseaux comme le discret grimpereau qui fait le ménage dans les écorces) Plutôt que d’utiliser des bandes engluées pour les mêmes raisons , mais aussi parce que Jean-Louis a remarqué que les fourmis passaient sur les cadavres de leurs soeurs – elles passent également sous la bande de glu – utilisez les dispositifs spéciaux pour cet usage. Sur le principe du barrage de glu, ils en ont tous les avantages mais pas les inconvénients. A retrouver dans les rayons bio des jardineries et distributeurs de produits de jardin.
  • Conseil : n’hésitez pas à utiliser un jet d’eau ( avec la lance )  pour doucher vivement les extrémités des branches, un jour sur deux ou trois, pendant une dizaine de jours. Ce simple geste affaiblit la population qui devient moins virulente.

Avec Maria, nous avons parlé Camellia et Rhodendron

Conditions difficiles pour ce "rhodo"

Conditions difficiles pour ce « rhodo »

Sur la photo, ce rhododendron vit depuis très longtemps dans un grand pot de 30cm en « pierre reconstituée » des années 1970. Arbrisseau de sol acide, celui-ci s’accomode d’un contenant fabriqué avec …du ciment. Dont on peut supposer qu’il est à forte teneur calcaire! Depuis une dizaine d’année les seuls soins que je lui donne sont un -oui, UN  surfaçage par an.  J’enlève un peu de terre de surface, je remplace par un mélange de  » terre de bruyère »+ sang séché+une poignée de fumier composté, ou du fumier de ferme vendu en sacs dans le commerce. Vous pouvez avantageusement remplacer la  » terre de bruyère » par votre compost perso s’il est riche en feuilles mortes et aiguilles de conifères !

Chez Maria , ces plantes qu’elle aime sont en pleine terre. Dans un milieu plutôt argilo- calcaire.  Elle les installe bien sûr dans un substrat acide, la terre « dîte de bruyère » vendue en sac dans les magasins. Elle a remarqué que – dans les mêmes conditions (exposition, substrat, apports de fumure) certains rhododendrons et camellias prospèrent , d’autres languissent, meurent même parfois.

Dans ce cas : l’obstination est mauvaise conseillère. Vous allez faire des frais d’engrais, de poudres de perlimpinpin, de traitements plus ou moins douteux…pour rien.

Laissez tomber, oubliez les variétés qui « ne marchent pas ». La course aux nouveautés chez les producteurs conduit parfois à l’arrivée sur le marché de variétés intéressantes sur la photo et pendant 1 an ou 2 dans votre jardin. Et un dépérissement s’ensuit. Irrémédiable. Donc : gardons nos valeurs sûres et échangeons entre nous pour parler de nos essais à travers les nouveautés, avec nos déceptions et aussi nos joies, et  il y en a !

 

 

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